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jereli
Sheper de base
Inscription: Lun Mar 17, 2008 6:59 pm Messages: 32 Localisation: a l'ouest
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jeudi 28 mai 2009
Multisons de Cherré : les riverains font du bruit
Réunion houleuse, hier, dans le petit village du Nord Sarthe. Les habitants rencontraient les jeunes organisateurs d'une rave party prévue ce week-end.
« Non à la rave party ». « Non au massacre de nos faons qui viennent de naître ». Des slogans écrits au feutre sont placardés au pied des jeunes organisateurs de la rave party prévue ce week-end à Cherré.
Le décor est planté. La salle des associations de la petite commune du Nord Sarthe est pleine. Plus de cent personnes au total. Aux côtés de Guillaume Douheret, directeur de cabinet du préfet, quatre jeunes organisateurs (soundsystems) se tiennent assis devant l'assistance en colère. Un public debout, faute de chaises dans la salle. Les riverains en veulent autant aux organisateurs de ce technival qu'à la préfecture. « L'ancien préfet Camus était un chasseur, il n'aurait jamais accepté que ça existe ici. On en a gros sur la patate », lance un chasseur. « On a été prévenu que la semaine dernière. Et par voie de presse, en plus », fulmine sa voisine.
Rassurez-nous !
« Quand on parle de multisons, dans quelle école de musique avez-vous appris ça ? Vous avez amené un CD pour avoir un avant-goût ? », questionne un riverain à l'accent marqué du cru. « Pour nous, la rave party c'est la drogue et la musique à fond. Alors rassurez-nous, expliquez-nous », lâche une riveraine. « C'est l'image qu'on vous montre à la télé. Mais une rave party ce n'est pas que ça. Il y a des DJ qui créent leur musique. Il y aussi des jongleurs. Et quand vous allez aux 24 Heures du Mans, vous trouvez aussi de l'alcool, de la drogue », explique calmement l'un des quatre soundsystems. Sur les dix que comprend le collectif enregistré en préfecture.
« On a 140 bénévoles pour assurer la sécurité », garantit un organisateur. « J'ai 200 gendarmes qui vont aussi faire des contrôles ce week-end », épaule le directeur du cabinet. « Ça coûte combien à la société ? », souligne un quinquagénaire. Pas de réponse.
Malgré les explications, riverains, exploitants agricoles et chasseurs ne veulent vraiment pas de cette fête proche de chez eux, de ces 5 000 teufeurs, sans compter « des autres qui risquent de venir pour les débordements. »
« Vous n'avez pas l'air de connaître grand-chose aux bovins », taquine une agricultrice qui s'inquiète pour l'après fête. « On a signé un papier en préfecture qui nous engage que le mardi soir, le terrain sera nickel », précise Jean-Loup. Et son co-organisateur de répondre : « Sur le terrain, il y aura peut-être des dégâts. Mais vu la pollution observée tous les jours par les industries, est-ce qu'un tel week-end peut être catastrophique ? » Des mots qui provoquent une envolée de contestations. « On a fait des démarches pour trouver des terrains, mais personne ne veut de nous... », s'énerve Perrine.
Statu quo. Le ton monte. Un chasseur devient tout rouge. « Les deux propriétaires ne donnent pas leur accord à cette fête », glisse le maire. « L'État va-t-il réquisitionner ? » Pas de réponse du directeur de cabinet qui doit transmettre au préfet. Guillaume Douheret résume les différentes doléances.
« Au lieu de noter, dites-nous que la réquisition tombera. On est pieds et mains liés. » Face à la contestation générale, le directeur de cabinet est pris à la gorge : « La volonté du gouvernement est de casser les gros technivals en faveur des plus petits. Pour la réquisition, c'est presque sûr, à 99 %. »
Thierry SOUFFLARD.
Ouest-France
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jereli
Sheper de base
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11:40 - vendredi 29 mai 2009L'ancien aérodrome de Cherré réquisitionné par la préfecture
Ce matin, le terrain de l'ancien aérodrome de Cherré a été réquisitionné par la préfecture de la Sarthe pour qu'un multisons puisse avoir lieu. L'un des propriétaires du site, la Safer (société d'aménagement foncier et d'établissement rural), avait exprimé à plusieurs reprises son refus de mettre à disposition le terrain. Ce festival de musique techno, organisé par plusieurs collectifs de musiciens techno, et sécurisé par 200 gendarmes environ, se déroulera à partir de ce soir, et jusqu'à dimanche. Près de 5 000 personnes sont attendues.
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